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L’église d’Isques, une paroisse sans cure ni presbytère mais bien vivante depuis neuf siècles
L’une des premières mentions historiques de l’existence du village de Isques (Iseca ou Iseke) concerne son église qui fut donnée au chapitre de la cathédrale de Thérouanne en 1069. Elle ne sortit jamais de ce patronage dont les chanoines de Boulogne jouissaient encore en 1790. Après le départ de J.P. Framery qui exerça son ministère sous la Révolution, la cure d’Isques fut supprimée.
A l’origine, ne devait vraisemblablement exister que la chapelle d’un château fort défendu par un bras de Liane et dont la tête de pont est l’actuel manoir d’Isques. Il est difficile de remonter plus avant dans l’historique. Consacrée à St Wulmer et à Ste Apolline qui est représentée dans un tableau au fond de l’édifice, l’église fut détruite par les anglais au cours de la Guerre de 100 ans et reconstruite en 1440 par Pierre, seigneur d’Isques. Si le chœur de l’église date du 15ème siècle, le plafond actuel cache une belle charpente du 16ème siècle et les fonds baptismaux datent en revanche du 12ème siècle.
L’église fut de nouveau réparée en 1666 et il ne reste que peu de traces de l’antique construction sinon la différence de conception entre le chœur (chapelle du château) et la partie basse plus actuelle. Le campenard de grès à double arcade en plein cintre, qui domine le pignon ouest, ne comporte qu’une seule cloche -Rose Léonie- fondue en 1851 sous le pontificat de Pie IX, ses parrain et marraine étant Jean-Baptiste et Rose de la Gorgue. En 1991, une grande opération de réhabilitation intérieure s’est déroulée durant plusieurs mois sous l’impulsion de Monsieur d’Argentré avec l’aide de très nombreux bénévoles, pour donner à l’édifice son allure actuelle dont les habitants sont très fiers. | |||||
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